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 Haaave you met Gill ? [libre]

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Gill Rosemont¤ historia pactum ¤avatar
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MessageSujet: Haaave you met Gill ? [libre]   Dim 20 Mai - 20:22

ft. LIBRE

Dans un bar,
Chemin de Traverse,
Londres.

Haaave you met Gill ?


Je suis crevée, complètement dézinguée même. Mon corps est endoloris de la tête aux pieds, mes muscles tirent et ma tête flotte dans une sorte de brouillard épais.
Je sors du Ministère alors qu’il fait déjà nuit ; j’ai été retenue par des résultats incohérents qu’il m’a fallut exploiter différemment pour arriver à tomber dans le juste.
Mes talons fins sans être spécialement hauts m’empêchent d’accélérer la cadence ; ils se coincent dans chaque fente de ces foutus pavés et je regrette de ne pas avoir embarqué mes bottes au lieu de ces objets de torture.

Le matin même, je m’étais convaincue que de m’habituer à ce genre de chaussures ne pourrait m’être que bénéfique et maintenant, je me demande comment j’ai pu penser ça. Quoiqu’il arrive, et je dis bien, QUOIqu’il arrive, mes cuirs de dragon seront toujours en première ligne. Alors, pourquoi cette décision… ?
Les relents d’une époque un peu effacée, sans doute. Pas si effacée que ça finalement.
Je relève le visage vers le ciel tout en continuant de batailler avec le sol inégal et mon esprit embrumé qui me barre l’accès à toute lucidité, me remémorant des instants-trésors, dans ces même rues.

Un an auparavant, j’étais la même Gill si ce n’est que j’avais un garçon à mon bras. Il n’était peut-être pas un crack, mais comme beaucoup d’autres il m’avait plu au premier regard et j’avais eu l’impression d’être enfin comblée. Qu’est ce que ça pouvait bien vouloir dire, d’ailleurs ?
Se réveiller, tendre le bras et sentir quelqu’un à ses cotés ? Faire des erreurs, se voir soutenue ? Ou simplement ressentir ce papillonnement dans l’estomac à chaque fois que j’entends sa voix ? Aimer, avoir l’impression de ne plus être seule ?
Je m’étais posée ces questions des centaines de milliers de fois, sans être apte à trouver de réponses. Souvent parce que, même si j’étais bel et bien la même Gill, j’étais souvent une Gill transie d’amour et incapable de laisser partir les autres. J’étais une Gill intoxiquée par l’incandescence de l’amour. Comme un moustique attiré par la lumière et brûlé immédiatement après par le mini-soleil qui lui promettait tant.

Je cligne les yeux, me frotte le visage et reprend mes esprits. Pas, maintenant, Gill. T’as pas besoin de ça ; ça fait des jours que tu vas mieux ! En plus, ce foutu dossier sur l’espace-temps te demandes TOUTES tes neurones, soit un maximum de connexions synaptiques.

Non, vraiment, ce qu’il te faut ma vieille c’est une soirée. Dans un bar, par exemple ! Avec un bon bouquin, un verre de scotch et pourquoi pas, quelqu’un pour t’accompagner. Peut-être bien que tu seras trop bourrée pour t’en souvenir (« Et les connexions synaptiques alors ?! ») mais peut-être aussi que tu feras une rencontre cool, positive, saine. Tout ce qui te manque depuis toujours.

Sans plus attendre, je prend ma décision et accélère le pas (manquant quatre ou cinq fois de finir par terre) jusqu’à ma ruelle perdue dans le noir.
Une fois chez moi, j’enfile des habits plus confortables – un jean, une chemise, un pull à l’effigie des Harpies de Holyhead et mes bottes – attrape un bouquin (l’Histoire de Poudlard. Encore.), le fourre dans mon sac avec ma baguette et file à l’extérieur. Il y fait déjà plus frais ce qui ne manque de me remettre les idées complètement place. Mis à part la peur incontrôlable de souffrir, j’apprécie côtoyer des gens et découvrir des mondes différents du mien : ce genre de sorties en solitaire ne m’ont jusqu’ici que rapporté du positif.

C’est donc sans appréhension que je me dirige jusqu’à un bar situé sur le Chemin de Traverse (dans une rue transversale, plus précisément). Je le connais bien pour passer devant régulièrement mais je n’y suis jamais entré, par manque de temps ou manque d’occasions. Ou peut-être par flemme.

Je pousse la porte et je sais immédiatement que j’ai fais le bon choix : tout de bois vêtu, illuminé par des lampes douces et ambiancé par une légère musique de fond, l’endroit me plaît et je décide alors d’en faire mon quartier général pour la soirée.
Sereinement, ce qui me paraît étrange après cette semaine de folie, j’entre à l’intérieur et me dirige vers le bar, légèrement à l’écart. Je sors du sac en cuir mon exemplaire de poche de l’Histoire de Poudlard et presque à la suite, je dépose quelques pièces sur le comptoir : « Un pur-feu s’il-vous-plaît. ».  

Je n’attends même pas ma commande et démarre ma lecture, tout en oubliant mes soucis du quotidien.


There she stood in the doorway;
I heard the mission bell
And I was thinking to myself
'This could be heaven or this could be Hell'




love and mercy
i was standing in a bar and watching all the people there, oh the loneliness in this world well it's just not fair.

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MessageSujet: Re: Haaave you met Gill ? [libre]   Jeu 14 Juin - 21:39

Haaave you met Gil?
Ramsés Borgia
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Gil Rosemont
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Tu avais fait le gros du travail administratif que tu devais urgemment renvoyer à Beauxbâtons - parce que oui, même à plusieurs kilomètres des Pyrénées, il te fallait bien gérer les taches administratives que toi seul, en ta qualité de directeur, pouvais gérer -, laissant ce qui était moins important - voir pas important du tout - pour le lendemain. La nuit était tombée, désormais, mais tu avais besoin de prendre l'air, trouvant l'atmosphère de Poudlard trop oppressante. Sans doute à cause des mauvais souvenirs que tu y avais. Comme il n'y avait rien d'important où ta présence était requise, tu demandas à pouvoir quitter le château pour une partie de la soirée, pour te rendre sur le Chemin de Traverse. En cas d'éventuels quoique impliquant tes élèves, on saurait où te trouver. Tu te rendis donc sur l'avenue sorcière, en plein cœur de la capitale londonienne.

Londres. Tu avais passé une année à enseigner dans une école primaire Moldue de la ville, en 1997-1998. Ton premier contrat avait commencé sur l'île de Madère, avant de pas mal bougé dans diverses régions du continent, avant que Mirabelle ne demande à ce que vous vous installiez définitivement dans le même pays, en ayant assez de ne jamais pouvoir défaire ses valises, même si elle comprenait ton besoin de voir du monde. Londres avait été ton dernier contrat hors du territoire italien. Comme vous aviez tous les deux pris la double nationalité suisso-italienne, après votre mariage, l'arrivée de Mirabelle ne posa pas autrement de problèmes administratifs et vous aviez toujours fait les démarches nécessaires pour que tous vos enfants aient également la double nationalité. Vous auriez eu la possibilité d'aller vous installez dans la maison familiale, à Capri, avec tes parents et tes grands-parents paternels. Ça aurait sans doute plu à ta mère d'avoir trois de ses petits-enfants sous le même toit qu'elle, mais vous saviez aussi bien l'un que l'autre que vous n'arriveriez pas à passer toute une semaine sous le même toit sans s'injurier. Que ta belle-sœur maintienne sa proposition de vous viviez tous dans la partie qu'elle et Adis n'utilisaient pas, malgré la mort de ce dernier, avait été un soulagement pour tout le monde. De plus, Naples-Capri, ce n'était pas si loin l'un de l'autre.
Entre 1998 et 2003, tu avais donc enseigné pas mal entre Capri, Naples et le reste de la botte italienne, avant d’intégrer le corps enseignant de Beauxbâtons... que tu n'avais jamais quitté, même après dix-neuf ans. ça avait été ton contrat le plus long et même si, parfois, l'appel de la route et du renouveau te manquais et que ton fils t'avait reprocher de devenir enseignant dans l'école où lui et ses sœurs allaient devoir étudier, tu ne regrettais pas ta décision. Surtout que Mirabelle semblait se plaire, à Naples, même si ses relations avec ta mère ne c'était pas vraiment améliorer. Celle qui t'avais donné la vie n'avait jamais pardonné que tu épouses une Moldue, mais la naissance de Luis, Lucrézia et Lola avait fait que Madame Borgia c'était légèrement adoucie, vis-à-vis de sa belle-fille.

Après le décès de ton frère, tu n'avais jamais repensé à retourner en Grande-Bretagne, t'étant principalement contenter de séjour en France, chez Fernando, en Espagne, chez ta cousine Esperanza, ou en Suisse, dans ta belle-famille. Quand à Poudlard, tu pensais encore moins devoir y remettre les pieds, encore moins pour une obligation professionnelle - car oui, pour toi, devoir être présent au milieu de tes élèves pour le Tournoi des Trois Sorciers relevait plus d'une obligation professionnelle, en ta qualité de directeur, que qu'une partie de plaisir. C'est marrant, parfois, comme le destin semble s'acharner sur toi pour te rappeler que c'est dans cette école qu'Adis avait perdu la vie et que tu n'avais rien pu faire pour l'en empêcher.

Pris dans tes pensées nostalgiques, tu mis un moment à réaliser que tu étais arrivé en face du Chaudron Baveur. Repenser à ton frère - quelle idée, aussi! - avait eu pour effet de te foutre le cafard. De toute façon, de base, tu t'étais rendu à cet endroit pour te changer les idées. Donc que ce soit parce que tu trouvais l'école de sorcellerie anglaise que tu trouvais trop oppressante à ton gout ou la pensée de ton frère qui minait ton moral, le fourrant au fin fond de tes godasses, tu n'étais plus à sa prêt.
En poussant un soupir, tu passa la porte du Chaudron Baveur. Tu allas t'asseoir sur l'une des chaises hautes encore libres près du comptoir. Tu interpellas le serveur pour commander un verre de vin d'ortie, avant d'aviser la jeune femme assise à côté de toi. Elle devait avoir la trentaine à tout casser, brune, sirotant un whisky pur feu, elle avait le nez plongé dans un livre. Ce n'était pas ton genre et tu t'en étonnas toi-même, mais tu eus presque l'envie d'essayer de lire par-dessus son épaule, au risque de lui paraître bizarre - voir à la limite de la perversion - pour voir quel était l'objet de sa lecture. Tu préféras laisser tomber cette idée, n'ayant nullement l'envie de te ramasser une tarte. “Lecture intéressante?” Lui demandas-tu plutôt. Mieux valait s'en tenir à une approche banale. C'était plus sûr. Tu n'étais pas du genre bavard. Quoi que, dire que tu n'étais pas du genre à aimer parler pour rien, surtout de la pluie et du beau temps avec une parfaite inconnue dont tu ne savais même pas comment elle allait réagir à ta question, mais la lecture et les livres, c'étaient bien souvent des sujets intéressants. Sans doute ton côté prof' qui ressortait, dans ce genre de moment. Toi qui, quand tu servais de précepteur dans les familles de sorciers, avais toujours essayer de faire aimer la lecture aux enfants, ainsi qu'au-près de tes propres enfants. Tu avais également essayé d’intégrer ce précepte dans les classes Moldues dans lesquelles tu avais travailler, mais c'était toujours plus difficile de capter l'attention d'une vingtaine d'élèves sur un ou deux livres qui pourraient les intéresser que lorsque l'on s'occupe que de deux ou trois seulement.
Ton vin d'ortie arriva. Tu payas ta commande et reportas ton attention sur ta voisine de chaise, attendant toujours une réponse de sa part...


HS::
 
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