Historia Pactum

par Scandalucia

(c) Historia Pactum est un forum rpg créé et appartenant entièrement à Scandalucia (Kassie H. Ollivander). Contexte, chronologie, intrigues, quêtes, systèmes de jeux, postes vacants, annexes écrit et/ou inventé par Scandalucia. Thème créé par BRUME. P.A. proposé par Never-Utopia. Harry Potter est une saga littéraire écrit par J.K. Rowling, dont les droits d’exploitations appartiennent à la Warner Bros. Nos sources sont Pottermore, Wikia Harry Potter et l'EHP.
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01/06/2019 — Lancement des classes de combats
05/05/2019 — De nouvelles annexes sont en ligne, tel qu'une meilleure explication du système de jeu et livres de potion, alchimie et cuisine sont en ligne.
04/05/2019 — Lancement de la bêta test des nouveaux systèmes de jeux.
01/05/2019 — Gros ménage de printemps sur le forum.
30/04/2019 — Grosse MAJ de l'organistation et du contenue des profils.
30/10/2016 — Ouverture du forum !
14/10/2016 — Création du forum par Scandalucia [Kassie G. Ollivander]

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 Ramsés Cesare Borgia

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Ramsés BorgiaHistoria PactumRamsés Borgia
papy ram
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Baguette : Bois d'aubépine, avec un cœur en poil de Niffleur, mesure 20,5 centimètres, est rigide et fine
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Secreto Revelio
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MessageSujet: Ramsés Cesare Borgia   Ramsés Cesare Borgia EmptyDim 14 Avr - 16:59




Ramsés Cesare Borgia


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Prénom et Nom :

Borgia, ce patronyme italianisé, lorsque ton ancêtre, le pape Alexandre VI, est arrivé à Rome. Ramsés, comme une dizaine de Pharaons égyptiens il y a plus de trois mille ans, et Cesare, comme l'un de tes ancêtres, sont les prénoms que tes parents ont choisi pour toi à ta naissance.

Date de Naissance :

Tu es né un jour de rentrée scolaire - quelle tristesse! En ce 1er septembre 1972, alors que bons nombres d'enfants sorciers dans le monde retournaient ou faisaient leurs premiers pas dans les écoles de magie, toi, tu naissais, à l'hôpital pour sorciers de Rome, en Italie.

Âge :

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Statut du sang :

Tu aurais pu être un Sang-Pur, si tes ancêtres, du temps où ils siégeaient à la cour du Vatican, ne s'étaient pas amusés à prendre du plaisir à droite et à gauche, reconnaissants des bâtards nés de mères Moldues au métier peu orthodoxe. Résultat, tu es un Sang-Mêlé, dont les lointains ancêtres Sangs-Purs étaient considérés comme des traîtres à leur sang.

Lieu de Naissance :

Tu es né à l'hôpital pour sorciers de Rome (Italie).

Métier/Etude :

Tes parents rêvaient pour toi une carrière politique, dans un Ministère de la Magie européen - pourquoi pas carrément Premier Ministre? -, mais tu as préféré faire carrière dans l'enseignement. Après des années à être simple professeur, puis directeur adjoint pour un temps, tu as succédé à Madame Maxime comme directeur de Beauxbâtons.

Baguette :

Elle est en bois d'aubépine, comme pour relever ton côté contradictoire, avec un cœur en poil de Niffleur. Elle mesure 20,5 centimètres, est rigide et fine.

Patronus :

Chez toi, il prend la forme d'une corneille, cet animal qui, étrangement, t'a toujours apaisé.

Epouvantard :

La mort de ce qui t'es le plus cher au monde: tes petits-enfants.

Personnalité

Tu es difficile à cerner. Tu l'as toujours été et tu le seras sans doute toujours - il est difficile, au lendemain de tes cinquante ans, d'essayer de te changer, n'est-ce pas?

Tu as toujours été dans la contradiction. Parce que tu aimes ça ou juste par opposition vis-à-vis de parents - géniteurs? - qui ont toujours voulu t'imposer leurs choix sans savoir quels pouvaient être tes rêves et tes envies, tout en te comparant toujours à Adis, ce petit frère d'une année ton cadet, chouchou de ta mère, ou à Fernando, ce demi-frère d'une relation extra-conjugale de ton père qu'il n'a jamais reconnu, qui a toujours eu de meilleures notes que toi et qui se trouvait être moins capricieux, malgré le fait que vous ayez le même âge?

Tu as toujours prôné que la jalousie était un vilain défaut, qu'il fallait à tout pris éviter qu'il s'initie dans les relations, en faisant en sorte que, tant dans le privé, avec tes enfants, que dans ta salle de classe, du temps où tu enseignais, il ne fallait pas favoriser un des tes enfants ou un de tes élèves plus qu'un autre et ne pas les mettre en compétition, car ça ne peut mener qu'à la rancœur et à l'individualiste. Ça ne t'as pourtant jamais empêché d'être toi-même très jaloux d'Adis, d'éprouver de la rancœur à son égard, lorsqu'il avait de meilleurs résultats que toi sans avoir besoin de travailler et, par fierté, réviser seul, refusant toute aide pouvant venir de ce frère vénéré que tu as toujours aimé et détesté à la fois.

Pour qui ne te connait pas, tu as, aux premiers abords, l'air d'être quelqu'un de bourru, peut social et compréhensif, avec peu de compassion et d'empathie, étant la dernière personne digne de confiance. Ta confiance, tu l'accordes difficilement, certes, mais qu'on ait ou pas ta confiance, tu es le premier à trouver du temps pour autrui, lorsque quelqu'un en a besoin - élèves, collègues, membres de la famille, personnes presque inconnues, ect,..., -, essayant toujours de trouver des solutions aux problèmes et d'aider du mieux que tu peux, lorsque tu le peux. Tu as pour devise parlons peu, parlons bien! Tu n'aimes donc pas que les gens tournent autour du pot ou parlent pour ne rien dire, même lorsqu'ils te confient leurs problèmes. Tu n'aimes pas non plus qu'on te mène en bateau et tu es loin d'être un naïf, on peut donc difficilement te faire avaler n'importe quoi.

Tu te veux calme, pourtant, il ne faut pas t'énerver, car lorsque tu es énervé, tu ne l'es pas à moitié et personne n'a intérêt à se trouver dans ton sillage du moment que tu ne t'es pas calmé sous peine de s'en prendre pour son grade ou de se ramasser deux ou trois paires de claques. Tu as du mal à reconnaître tes erreurs, mais quand tu te rends compte que tu es allé trop loin dans tes propos - surtout quand tu étais énervé -, tu prends sur toit pour t'excuser, même si ça t'écorche la bouche et que tu as du mal à exprimer des excuses en face à face. Pour faire simple, tu as en fait du mal à exprimer tes sentiments tout court. Question d'éducation, sans doute...!? Pourtant, lorsque tu t'exprimes là-dessus, tu le penses vraiment et ce, pour tout ce que tu peux dire à chaque fois que tu décides d'ouvrir la bouche.

Ayant un petit côté pessimiste et étant du genre à voir le verre à moitié vide, tu n'aimes pourtant pas montrer que tu vas mal, même si ça se voit sur ton visage que tu vas mal ou que quelque chose te contrarie.

Tu n'aimes pas les effusions, les grandes fêtes, les endroits où il faut se montrer. Pourtant, tu aimes bien corriger des copies, répondre à des courriers ou faire quelques tâches administratives qui incombent à tout directeur d'école, dans un lieu où tu peux entendre un bruit autre que celui de ta plume sur le parchemin, cloîtré dans ton bureau.

Bien que tu n'aimes pas cette facette de toi, tu es du genre vicieux, pouvant rendre sadiquement un coup bas que l'on t'a fait, même si tu prends ton temps pour le faire.
Ce que tu aimes dans la vie c'est la réglisse, sous toutes ses formes (bâtonnet, thé, ect,...,), la religion (à ta façon, car tu ne te rends pas de façon régulière à l'église catholique) et cuisiner. En revanche tu n'aimes pas du tout le café (sauf s'il a été fait dans une tellière italienne et que, une fois dans la tasse, il a été coupé d'une bonne lampée de cognac), le favoritisme et la pitié. Comme sport tu n'adores aucune discipline particulière. Ta plus grande passion est de voyager. Ton plus grand rêve serait de tout plaquer et de reprendre les voyages que tu faisais avant que ta femme et toi ne vous installiez définitivement à Naples. Sinon, concernant ta vie personnelle, tu es marié et père de famille. Et en amour tu es plutôt fidèle et pudique, ton alliance ne se trouvant pas à ton auriculaire gauche, mais croché à une chaînette que tu portes toujours autour du cou, sous ton pull. Tu as aussi un petit signe distinctif dans le fait que tu es du genre à préférer porter les cheveux longs, plutôt que de les avoir courts, et que tu as un léger accent italien, quand tu ne parles pas dans ta langue maternelle.Mon image

Mon histoire

Mars 1972, Capri, Italie, maison familiale des descendants de Girolamo Borgia

“Elle a QUOI? S'étrangle une voix dans la nuit. Elle a A-C-C-O-U-C-H-E? Continue la voix de la femme, montant crescendo, tout en faisant de grands gestes, comme seuls savent le faire les italiens quand ils s'énervent. Non content de m'avoir trompé avec cette gueuse Moldue, tu l'as également engrossé? Et tu comptais me le dire quand, hein? Non, ne dis rien, je connais la réponse: JAMAIS! Tu ne me l'aurais jamais dit pour la simple et bonne raison que tu es un lâche incapable de retenir ses envies et de porter ses bijoux de famille jusqu'au bout. Comme si j'avais besoin de tout ce stress, à quatre mois de grossesse. Soupir Dahlia Borgia, en reprenant un ton normal et en s'asseyant de façon dramatique dans un fauteuil du grand salon. Et que comptes-tu faire de ton bâtard!?” Reprent-elle en invectivant Battista Borgia, son époux volage, de plus belle. “L'assumer et m'en occu...” Battista ne peut pas terminer sa phrase que Dahlia, à la vitesse de l'éclair, c'était relevée de son fauteuil pour lui coller une gifle. “Tu ne t'en occuperas rien du tout! Tu m'entends? Tu ne t'en occuperas pas! Je m'y refuse! Assume-le financièrement, si ça te chantes, mais les seuls enfants dont tu t'occuperas, ce seront celui que je porte en moi et tous les autres qui suivront, si je t'accepte encore dans ma couche, après ça! Que ce Fernando soit également ton fils naturel, je m'en coutre fiche: je refuse que tu le reconnaisses et que tu t’investisses autant, si ce n'est plus, dans son éducation, que celui de notre fils à naître, c'est clair!?” Elle ne laissa pas à ton père le temps de répondre qu'elle quittait déjà le salon pour rejoindre sa chambre à coucher.
Ton père était un coureur de jupons. Il l'avait toujours été et ta mère l'avait toujours su. Elle avait toujours accepté ses relations extra-conjugales tout en refusant de divorcer car, dans la bonne société, chez les bourges, on ne divorce pas: divorcer, c'est un signe d'échec et elle ne voulait pas admettre à la face du monde que son mariage d'avec ton père était un échec, une désillusion. Elle acceptait donc, tant bien que mal, les infidélités de ton père. Qu'il ait été assez sot pour te faire un demi-frère, ça, elle ne pouvait ni l'accepter, ni lui pardonner. En ce jour de mars 1972, alors que Fernando venait de naître et que tu ne devais pointer le bout de son nez qu'en septembre, ta mère décida que toute la rancune dont elle ne pourrait pas accabler ce fils qui n'était pas le sien - on ne parlait jamais de lui, à la maison, et ton frère et toi avez une connaissance de son existence que grâce aux disputes de vos parents à son sujet, car tous les sujets de discordes des Borgia de Capri partaient de Fernando -, se serait toi qui, bien malgré toi et bien malgré elle, en ferait les frais. Mais ça, tu ne le sauras jamais, car elle ne te le dira jamais. Il est même fort probable qu'elle ne sache pas elle-même pourquoi elle te déteste autant!

Septembre 1983, Académie de magie Beauxbâtons, les Pyrénées, lettre d'Adis à Ramsés

Ramsés, grande hermano,

La soirée qui a suivi ton départ pour Beauxbâtons a été aussi éclectique que celle qui l'a précédée. Nos parents n'ont pas arrêté de se disputer au sujet de Fernando. Il a fait sa première rentrée en même temps que toi et, même si on ne l'a jamais rencontré, on sait tous qu'il sait très bien qu'on a le même père. Mère a peur que vous vous rencontriez et qu'elle trouve le moyen de te "retourner le cerveau" pour que tu te retournes contre notre famille pour faire payer à Père ne s'être jamais occupé de lui. Du coup, si tu le rencontres, évite le sujet avec les parents, même si je sais qu'il est difficile de leur cacher quoi que ce soit. Si tu le rencontres et que vous faites connaissances, tu m'écriras pour me dire comment il est, hein?
En attendant, j'ai réussi à voler des bonbons dans le placard de la cuisine; je t'envoie la moitié des chocogrenouilles (j'ai mangé la moitié de celles que j'ai réussi à avoir) et les bâtons de réglisse.

Écris-moi vite,

Adis

Septembre 1983, Académie de magie Beauxbâtons, les Pyrénées


Beauxbâtons, enfin! Tu l'avais attendu, cette première rentrée. Et avec impatience! Mais après, qui n'est pas impatient de rentrer dans l'école de sorcellerie de sa région pour y apprendre la magie? Tout le monde, tu n'en doutais pas. Toi, la réception du courrier annonçant ton admission à Beaubâtons, durant l'été 1983, avait été plus qu'un soulagement. Un poids s'enlevant de tes frêles épaules. L'épée de Damoclès doublée du marteau et de l'enclume, ainsi que les nuages noirs, au-dessus de ta tête se dissipaient un petit peu. Aller à Beauxbâtons durant la période scolaire pour n'être à la maison que durant les vacances te soulageaient. Ça t'éloignait de la pression familiale, de la honte de ton père d'avoir engendré un fils illégitime - bien qu'aux vues de beaucoup, c'était un médecin gagnant bien sa vie et formant le couple parfait avec son épouse et leurs deux fils - et de la haine de ta mère qui, à l'inverse, adorait ton jeune frère.

Adis était né dix mois après toi, en juillet 1976. Force avait été de constaté que, malgré ses menaces de ne plus partager la couche de son époux, elle s'y était pliée, devoir conjugal obligeant. Si elle voyait en toi le fils illégitime de ton père, elle voyait en ton frère le fils prodige tant attendu. Elle adorait et n'arrêtait pas de te comparer à lui. Tout ce qu'Adis pouvait faire ou dire, ta mère était comme en admiration devant lui, alors que toi, tu passais pour un fils ingrat, quand tu faisais savoir qu'Adis n'avait pas forcément fait quelque chose tout seul car tu l'avais aidé ou que c'était toi qui lui avais appris comment le faire ou le dire. Adis n'y pouvait rien; pas plus que toi. Tu l'aimais car c'était ton frère et que ça ne se fait pas de ne pas aimer son petit frère. Pourtant, tu as longtemps éprouvé une certaine rancune vis-à-vis de lui, enviant sa place de benjamin de la fratrie. Tu t'es souvent imaginé quelle aurait été ta vie, ta place dans la famille, si tu avais été le deuxième fils à sa place et lui, l'aîné, à ta place à toi. Aurais-tu été plus aimé par tes parents? T'auraient-ils un peu plus complimentés sur tes notes? Auraient-ils essayer de comprendre pourquoi tu en faisais de mauvaises? Auraient-ils été plus compréhensifs sur ton choix de carrière? Nul ne le saura jamais!

Il n'empêche que tu as été bien heureux de pouvoir intégrer Beauxbâtons. Bien sûr, y faire ton entrée allait signifier devoir y rencontrer Fernando. Ce fils illégitime dont ta mère ne voulait pas entendre parler. Ce demi-frère que tu n'avais jamais rencontré. Après sa naissance, ton père avait juste envoyé tous les mois de l'argent à sa mère - une française qui avait eu une aventure avec ton père durant un séjour en Italie -, en guise de pension. Durant les premiers mois, il lui avait également écrit des lettres - sans doute lui avait-il parler de toi et qu'elle en avait parlé à son fils, car Fernando savait très bien qui tu étais, quand vous vous êtes rencontrés -, mais avait subitement arrêté, se contentant de l'aide pécuniaire. Par crainte que ta mère apprenne qu'il était resté en contact avec celle qu'elle appelait vulgairement la puttana et des représailles. Etant tous les deux de la même année, tu savais qu'il ferait sa première rentrée à Beauxbâtons en même temps que toi. Tu connaissais son existence - merci les disputes incessantes de tes parents à son sujet! -, mais connaissait-il la tienne et celle d'Adis? Comment réagirais-tu, en sa présence? Et lui à la tienne? Quelle serait la réaction de ta mère? Cette dernière semblait déjà crispée, lors de ton départ pour l'école. Redoutait-elle votre rencontre? A onze ans, tu connaissais déjà la réponse: oui, il n'y avait pas de doute là-dessus.

Mi-septembre 1983, une petite table dans un coin de la bibliothèque, Académie de magie Beauxbâtons, les Pyrénées


“C'est toi, Ramsés, le fils de Battista Borgia!?”

C'est un samedi après-midi pluvieux. Tu t'étais réfugié dans la bibliothèque de l'école pour réviser un peu. Tu n'avais pas entendu approcher, jusqu'à entendre une voix, au-dessus de toi, t’interpeller. Pris de court, tu sursautes et relèves la tête. “C'est toi, le fils de Battista Borgia!? Redemande ton interlocuteur, un garçon de ton âge. Esperanza m'a dit que je te trouverais ici!” Continue-t-il en s'asseyant en face de toi sans prendre le temps de te demander s'il pouvait.
Tu connaissais assez mal Esperanza, mais tu connaissais assez bien ton arbre généalogique pour savoir qu'elle descendait, tout comme toi, d'Alexandre XI. Si toi tu descendais d'un bâtard resté à Capri de Cesare Borgia, Esperanza descendait en ligne direct de Saint François Borgia, fils de Juan Borgia et neveu de Cesare. Cette branche de la famille vivait à Gandie, dont Juan et plusieurs de ses descendants avaient été les ducs. Malgré tout, tu savais qu'elle et toi étiez de la même année. Vous vous étiez rencontrés en vous rendant à Beauxbâtons et aviez assez rapidement sympathisé. Le garçon qui te faisait face, par contre, il ne t'était pas. “Battista est bien mon père. Mais tu es...!?” Fut, sur un ton remplit de scepticisme, ta seule réponse. “Son fils!” Répondit-il de but en blanc. Ta bouche s'ouvrit pour se refermer plusieurs fois, sans qu'un seul son n'en sorte. “Enfin, quand je dis que je suis son fils, c'est relatif: il ne sait jamais occupé de moi et ne m'a jamais reconnu.” Continua Fernando, sans vraiment avoir l'air de remarquer le choc que c'était pour toi de l'avoir en face de toi. Il t'expliquait tout ça sur un ton qu'il voulait posé, pourtant, tu pouvais sentir qu'il n'avait qu'une envie: avoir la reconnaissance d'un père. Il ne l'avait jamais eu durant son enfance et, malheureusement pour lui, ton père ne lui prêtera pas plus de considération avec les années. “Tu es Fernando, c'est ça?” Fut la question qui suivit. Il eu un sourire. “Il t'a parlé de moi!?” Il semblait excité par cette idée que son géniteur, même s'il n'écrivait plus à sa mère, pensait encore à lui. Tu fus gêné. Comment lui dire? Tu n'avais qu'une envie: t'enfoncer sous la terre. “Pas vraiment, commenças-tu, mal à l'aise, en cherchant tes mots. Ma mère ne veut pas entendre parler toi. Du coup, à chaque fois qu'on a le malheur de faire une allusion à toi, ça part en cacahuètes et ça commence une dispute entre elle et mon père.” Continuas-tu d'une traite. Mon père. Il t'était impossible de dire notre avec ce garçon. Tu y arrivais facilement avec Adis, mais pas avec lui. Et même si, avec les années, une certaine complicité c'était installée entre vous deux, tu l'as toujours plus considéré comme un ami que comme un frère.

Le début de ton amitié avec Fernando fut difficile. Très difficile. Vous vouliez tout deux prouver quelque chose: toi, à ta mère, lui, à ton père, cet homme qui, jusqu'à maintenant encore, c'était juste contenté d'être un géniteur. Il pensait qu’en se montrant digne de son géniteur et en travaillant dur en cours, ça lui permettrait d'entrer dans les bonnes grâces du futur patriarche de la famille Borgia de Capri. C'était sans compter sur l'épouse de ce dernier, ta mère, qui, de son côté, était toujours insatisfaite de tes propres résultats scolaires. Avec l'arrivée d'Adis à Beauxbâtons, en 1984, de l'huile fut encore jetée sur le feu. Inconsciemment, sans le vouloir vraiment, certainement sous la pression de ta mère qui voulait creuser un faussé entre toi et Fernando qui étiez en train de devenir amis - votre amitié lui faisait peur -, lorsque tu parlais de tes devoirs et de tes notes, Adis s'empressait souvent d'ajouter qu'il avait entendu dire que votre demi-frère avait eu une meilleure note que toi pour un même devoir. “Mais qu'est-ce que j'ai fait pour mériter un fils pareil, hein? Dis-moi, Ramsés? Qu'est-ce que j'ai fait pour que tu me fasses honte au point d'avoir de moins bonnes notes que le fils de ton père!?” Te reprochait alors ta mère. Le terme de fils de ton père qu'elle employait régulièrement, parfaitement incapable de l'appeler par son prénom qu'elle faisait semblant d'oublier, sonnait toujours comme l'insulte que c'était censé être pour elle. “Même Adis ramène de meilleurs résultats que toi quand tu avais son âge, avec que vous avez suivi les mêmes cours et que vous avez eu les mêmes enseignants...” Et elle pouvait continuer comme ça ses jérémiades pendant des heures. Pour finir, tu ne l'écoutais plus qu'à moitié, pour ne plus prêter du tout attention aux reproches qu'elle te faisait. “Ramsés Cesare Borgia, est-ce que tu m'écoutes?” Demandait-elle à chaque fois qu'elle voyait que tu ne l'écoutais plus. “Si, Madre!” Répondais-tu de guerre lasse. “Et ne réponds pas avec tant de nonchalance, on dirait une poupée de chiffons. Et tu n'es pas une poupée de chiffons, si!?” Et elle continuait à se lamentait. Et à chaque fois, ton frère venait se réfugier dans ta chambre pour t'excuser. Et à chaque fois, tu lui pardonnais, parce que c'était ton frère.

“Tu sais, tu n'es pas obligé de venir réviser avec moi...” T'avais un jour lâché Fernando, alors que vous étiez en sixième année. C'était une fin de journée. La cloche venait de sonner la fin des cours et il restait encore une heure avant le repas du soir. Tu devais aller retrouver quelques amis, à la bibliothèque, pour réviser. Parmi les amis, Fernando et Esperanza. Fernando et toi sortiez d'un cours de MST que vous aviez en commun. “Tu peux répéter, per favore!?” Te souviens-te de lui avoir demandé, choqué, en t'arrêtant net en plein milieu du couloir pour le regarder avec des yeux aussi ronds que des soucoupes. “Esperanza m'a dit que ça n'allait pas fort, entre ta mère et toi. Et que c'était en parti à cause de moi car elle n'arrête pas de nous comparer. Elle tient ça d'Adis...” Ta main partie à la rencontre de sa joue. Ce n'était pas la première fois que Fernando te faisait ce genre de propositions, en prétextant que ce n'était que c'était pour ne pas envenimer encore plus sa relation d'avec ta mère. Il savait pourtant aussi bien que toi que le fait qu'il puisse faire un demi point de plus que toi à un contrôle n'était qu'un prétexte pour celle qui t'avait donné la vie pour te rabaisser. Tu ferais toi-même ne serait-ce qu'un demi point de plus que lui que ça reviendrait au même. Ça avait le don te gaver, cette naïveté que ce demi-frère qui tu avais pris pour meilleur ami, au nez et à la barbe de tes parents, puisse croire que le fait que vous ne vous fréquentiez plus que durant les cours allait changer quelque chose à tes relations avec ta génitrice. Les derniers élèves qui quittaient la salle de classe te regardèrent outrer. Qu'est-ce que Fernando a bien pu faire pour encore se ramasser une tarte de Ramsés!? Mais tu t'en fichais. Royalement! “Tu sais aussi bien que moi que peu importe ce que je ferais, ma madre me descendra toujours. Sifflas-tu entre tes dents pour essayer de te calmer. Maintenant que les points ont été mis sur 'i' et les barres sur les 't' pour la énième fois, on nous attend à la bibliothèque...” Et sans attendre une réponse de sa part, tu lui étais passé à côté en le bousculant pour te rendre à ladite bibliothèque.

Fin mars 1992, une chambre d'étudiants, près de l'HEP de Genève, Suisse, lettre de Mirabelle à Ramsés

Mon amour,

En rentrant chez moi, hier soir, j'ai vu un jeune couple qui cherchait son chemin. Ça m'a fait penser à nous, quand on s’est rencontré.
Tu te souviens de quand on s’est rencontré? C'était un week-end de juillet 1990. Tu venais d'arriver à Genève, en provenance du fin fond de l'Italie, tout paumé que tu étais. J'étais en ville depuis la veille. De retour dans mon pays après une année en Angleterre, j'avais passé la nuit chez un ami vivant près de l'aéroport et je partais pars le dernier train pour Lausanne. Tu m'avais demandé le chemin pour le campus de l'HEP et comme tu en étais bien loin et que j'avais pas mal de temps devant avant moi, je t'y ai accompagné. On en a profité pour faire connaissance.
Va savoir pourquoi, quelque chose, chez toi, m'a intrigué, a éveillé ma curiosité. Tu ne semblais pas coller avec le paysage... et ce n'est pas parce que tu venais d'Italie. Tu venais de passer de passer sept ans dans un pensionnat en France, où ton frère était encore pour un an, et où tu avais rencontré un demi-frère que ton père n'avait jamais voulu te présenter avant. C'est pas ce qui m'a fait le plus intrigué, pourtant. Tu n'étais sans doute pas le premier que les parents envoyaient à des kilomètres pour les études - bien que Capri-les Pyrénées, c'est quand même pas la porte à côté et que ça doit être un autre monde. Quant au fait que tu n'avais jamais rencontré ton demi-frère plus tôt, j'avais mis ça sur le compte qu'il y avait sans doute beaucoup d'enfants qui ne connaissaient pas leurs demi-frères ou demi-sœurs, après le remariage d'un parent dont ils n'avaient plus de contact. Je trouvais très étrange que tes parents restent ensemble malgré cette trahison de ton père, mais ce n'est pas non plus ce qui me dérangeait, chez toi.
Non. Ça émanait de toi, plus que de ton environnement familial bien qu'il me semblait bien étrange. Une énergie étrange. Comme si tu ne venais pas de la même planète que moi. Si tu m'avais annoncé de but en blanc, ce jour-là, que tu étais un sorcier, je crois que je ne t’aurais pas cru, car j'étais bien ravie de te laisser à la HEP.

Je ne te l'ai jamais caché, mais j'ai été surprise moi-même de répondre à tes appels ou de lire tes lettres, les premiers temps. Je t'avais tapé dans l’œil tout de suite, pourtant, ce n'était pas réciproque. Tu ne m’intéressais pas du tout: tu n'étais pas mon genre; je te trouvais trop étrange et je me voyais mal sortir avec un mec de cinq ans de moins que moi. Difficile de croire que, six mois après notre première rencontre, on sortait ensemble, hein!?

Bref, beaucoup de blabla pour pas chose, car ce n'est pas pour parler de notre première rencontre. Oui, je sais: tu n'aimes pas qu'on tourne autour du pot, tu vas sans doute me détester quand tu vas recevoir ma lettre, mais je ne sais pas comment t'annoncer ce que j'ai à t'annoncer...
Bon, voilé, je me lance: Ramsés, je suis enceinte. Je sais: on avait dit qu'on attendrait encore une année et demie, que tu es fini ta formation d'enseignant, et qu'il n'y ai plus une heure de trajet en train entre nous pour fonder une famille. Je ne comprends pas moi-même comment c'est possible. Déni de grossesse de trois mois, m'a dit mon gynéco. Je ne savais pas comment te l'annoncer par téléphone, de peur de ta réaction, j'ai donc préféré t'écrire.

En espérant que tu ne m'en voudras pas trop,

Mirabelle

Fin mars 1992, la chambre d'étudiants de Ramsés et de son colocataire, près de l'HEP de Genève, Suisse


Tu étais là, adossé au mur de ta chambre, près de la porte, ton sac de cours à tes pieds. Une lettre à la main, tu semblais comme figé. “Puttana de nombre de Dios!” Furent les premiers mots qui te vinrent à l'esprit lorsque tu te retournas pour donner un coup de poing dans le mur.
Trois mois! Mirabelle était enceinte de trois mois! Comment aviez-vous fait pour être suffisamment sots au point qu'elle tombe enceinte!? Tu te forças à prendre une profonde inspiration, puis une profonde expiration. Tu allais te servir un verre d'eau dans la salle de bains adjacente et alla t’allonger sur ton lit. Il y a trois mois, vous étiez à Capri, chez tes parents, pour les fêtes de fin d'année. Tu avais profité des fêtes pour présenter ta fiancée à ta famille. Ta mère c'était montrée assez froide, vis-à-vis de la Suissesse. Une froideur dû à un doux mélange entre le fait que Mirabelle était une pure Moldue, sans une goutte de sang sorcier dans les veines, et le fait que vos relations n'avaient jamais été au beau fixe et n'avaient fait qu'empirer, depuis que tu avais ramené une fonte à ton A.S.P.I.C. de mode magique et que tu étais parti faire des études dans une école Moldue plutôt que d'embrasser une carrière au Ministère italien de la Magie, comme ton père et elle l’espéraient. Le fait qu'Adis fasse une formation d'Auror n'avait pas aidé: ça avait donné une occasion supplémentaire à ta mère de te comparer à ton frère et à railler tes choix. De plus, vouloir te former dans une institution Moldue - en Suisse, qui plus ai, alors que dans les grandes villes italiennes, il y a des écoles pour devenir professeur aussi bien qu'au pays du chocolat, de la fondue et des banques -, n'arrangeait pas ton cas. Les Borgia ne sont plus des Sangs-Purs depuis des générations - et peu importe la branche -, pas plus que les Moineau - ta famille maternelle -, mais ta mère n'appréciait pas cette lubie que tu avais de vouloir rester trois ans entourés exclusivement entouré de Moldus, ça allait contre tout bon sens, pour son esprit tordu se prétextant ouvert et tolérant. Elle avait bien essayé, avant que tu ne partes pour Genève, de te convaincre d'aller travailler à Beauxbâtons. “Beauxbâtons ou ta haute école pédagogique te permettant d'enseigner à des Moldus, ça revient au même, non!? De plus, tu as toujours apprécié l’ambiance de Beauxbâtons, même su je n’approuvais pas certaines de tes fréquentations...” Elle avait toujours su, pour ton amitié entre toi et Fernando. Tu savais qu'elle savait, mais vous n'aviez jamais crevé l'abcès. “Désolé, Madre, mais je ne changerais pas d'avis. J'irais à Genève et peut-être qu'un jour, mes envies me mèneront à vouloir aller enseigner à Beauxbâtons.” L'argument de la Suisse que tu ne connaissais pas du tout ni avait rien changé. Et c'est en froid que tu reprenais la route de l'école. Elle n'allait jamais oublier cet affront que tu lui avais fait. Elle n'allait donc jamais réussir à apprécier Mirabelle, même si, en trois décennies, elle aura tout essayé pour exciter dans les yeux de sa belle-mère. Le fait qu'elle approuve tes projets de vouloir voyager et enseigner dans des diverses écoles n'avait sans doute pas arrangé son cas. Et quand tu avais lâché, à Noël, que Mirabelle et toi aviez l'intention de vous mariez, une fois tes études terminées, même tes grands-parents - avec qui tu t'étais pourtant toujours relativement bien entendu - t'avais regardé comme si tu venais de leur annoncer que tu étais responsable de la chute de Mussolini. Ton père t’avait demandé de répéter. Quant à ta mère, à sa tête, tu avais compris qu'elle n'approuvait pas du tout l'idée. Ton seul soutien vint de ton frère, mais tu n'en avais cure: que tes parents approuvent ou pas l'arrivée de Mirabelle dans la famille, elle l’intégrerait quand même. Malgré tout, de ton point de vue, l'arrivée du bébé n'allait pas faciliter l'intégration...

Mi-août 1992, maternité du CHUV, Lausanne, Suisse

“Tu...” “Je suis allé les chercher, oui!” “...” “Et Mirabelle est sur le point d'accoucher, pas à l'article de la mort, reprit ton frère, sans te laisser le temps d'en place une, je ne suis donc pas sûr qu'elle apprécie que tu la laisse pour aller en griller une.” Te reprocha-t-il, en avisant ta clope, alors que tu saluais tes parents d'un signe de tête. Tu n'étais pas un gros fumeur, pourtant, lors de moment de haute tension comme les trois accouchements de Mirabelle, tu avais besoin de ta dose de nicotine pour de pas penser à tout ce qui pourrait foirer. “Elle n'en saura rien, car tu ne lui diras rien! Fis-tu remarquer à Adis, en lui lançant ton paquet de clopes vide, avant d'ajouter, à l'intention de tes parents: Qu'est-ce qui vous emmène?” “Voyons, Ramsés, avait commencé ta mère, comme si ça valait de soi et que ta question relevait d'un affront insultant toute la famille depuis vos lointains ancêtres depuis Valence jusqu'à ce jour. Nous n'allions tout de même pas raté la naissance de notre premier petit-fils?” Sa réponse te cloua sur place: à l'annonce de la grosses, pendant les célébrations de Pâques, elle n'avait eu pour toute réaction qu'un pincement de lèvres, qu'elle soit là pour voir le bébé le jour de sa naissance te surprenais grandement. “Par le caleçon de Merlin, mio figlio, ferme donc la bouche. Tu as l'air d'un troll! Ne put-elle s'empêcher de te reprocher. Je sais bien que l'on a jamais réussi à s'entendre, tous les deux, mais ton fils n'a rien à voir dans nos histoires. Il n'a pas demandé à faire partie d'une façon aussi déchirée que la nôtre - tu aurais voulu lui dire que toi non plus, tu n'avais pas demandé à atterrir dans cette famille, mais tu préféras ne rien dire - , je te prie donc ne pas me priver de mes petits-enfants et de me laisser les aimer.” Te supplia-t-elle. Malgré ta sidération, preuve en était que cette famille déchirée pouvait s'unir, dans ce genre de situation, autour d'un enfant à naître pour le chérir et le protéger...

“Avec la naissance du bébé, vous avez toujours l'intention de voyager en fonction de tes contrats?” Te demanda ta mère.
Vous étiez dans la chambre de Mirabelle. Cette dernière dormait, Luis dormant dans son berceau, juste à côté. Ton père et Adis c'étaient rendus à la cafétéria pour discuter en paix de politique et de la formation d'Auror que ton frère suivait avec acharnement. Dans la chambre de celle qui était devenue ton épouse, dix jours plus tôt, tu étais debout devant la fenêtre donnant sur le chef-lieu vaudois, les bras croisés. Tu tournais le dos à ta mère, assise dans un fauteuil, les jambes croisées. Même si ton père était un médecin travaillant pour l'hôpital sorcier italien, elle n'aimait pas les hôpitaux. L'endroit la mettait donc mal à l'aise, même si elle le cachait très bien. “Oui. J'ai déjà un contrat avec un riche commerçant espagnol qui recherchait quelqu'un pour faire les cours à domicile à ses enfants, pour les deux prochaines années. Je commence dans quinze jours. Mira va rester quelques mois ici, chez sa famille, le temps que Luis grandisse un peu, puis elle me rejoindra à Madère avec le petit.” Ce fut sans doute la seule de tes décisions que celle qui t'avait donné la vie n’approuva jamais.

Nuit du 2 au 3 mai 1998, ruines du château de l'école de sorcellerie Poudlard, Higlands, Ecosse

“Excusez-moi, je chercher mon frère. Un Italien d'origine venu aider à combattre les Mangemorts.”

Tout avait commencé quelques jours plus tôt, lorsque ton frère avait débarqué avec Michelle, sous épouse, pour vous annoncer la nouvelle: Michelle était enceinte de deux mois. Pour Luis et Lucrézia, qui allaient sur leurs six et trois ans, l'annonce eu sur eux le même effet que les paquets de bonbons ou les boîtes de crayons de couleur reçus à Noël ou aux anniversaires: des hurlements de joie. Ils réclamaient des cousins et des cousines depuis un moment, déjà. Mirabelle étant fille unique, ils ne viendraient pas de son côté. Fernando, qu'ils appelaient affectueusement tío, avait bien eu une fille, il y a deux ans, mais la gamine était née autiste et ce n'était pas toujours évident de compenser avec sa maladie. Ne restait plus qu'Adis et Michelle. Ils c'étaient rencontrés, quand ton frère faisait sa formation d'Auror et que ta belle-sœur intégrait le Ministère italien de la Magie comme secrétaire. Della Roverre de naissance, personne ne pensait qu'elle tomberait amoureuse de ton frère et que ce serait réciproque, vu les antécédents haineux entre vos deux familles, du temps d'Alexandre VI. Mais il n'empêche qu'ils avaient fini par se marier et que, désormais, d'ici la fin de l'année, ils seraient parents.
Cette année-là, tu travaillais dans une école primaire londonienne, mais tu savais déjà qu'à la prochaine rentrée de septembre, tu serais de retour avec femme et enfants à Capri, ta ville d'origine, pour servir de précepteur à la fille d'un patient de ton père. Adis et Michelle avaient souhaité rester quelques jours à Londres, plus pour profiter de ta famille que de l'air londonien, la Grande-Bretagne étant aux prises avec le Seigneur des Ténèbres depuis quelques années. Comme tu avais de la place chez toi, tu leur avais offert de dormir sur les canapés-lits du salon, plutôt que de descendre au Chaudron Baveur.

Une semaine après éclatait la bataille de Poudlard où ton frère avait insisté pour que tu t'y rendes avec lui - déformation professionnelle de sa part faisant sans doute qu'il ne pouvait pas rester à rien faire tout en sachant que des innocents se font massacrer.

Et maintenant, tu en étais là, à essayer de le trouver, priant pour ne pas le retrouver mort. “Excusez-moi, je chercher mon frère. Un Italien d'origine venu aider à combattre les Mangemorts.” Demandais-tu à qui prenait le temps de bien vouloir t'écouter. Bien que pas du genre expressif, d'habitude, mais là, on pouvait vraiment lire sur ton visage l'homme paniqué que tu étais.
Va savoir comment, tu t'étais retrouvé dans ce que tu apprendras plus tard être la Grande Salle. Des fenêtres fracassées; des tables, des chaises et des bancs - ou, tout du moins, ce qui l'en restait - poussés contre les murs de la pièce; des corps allongés par terre, protégés par un drap blanc, sur lesquels pleuraient famille et amis; des gens se jetant dans les bras des uns et des autres en sautant de joie. Une vision d'horreur d'après-guerre. Tous ces gamins morts si jeunes alors qu'ils avaient la vie devant eux. Et tous ceux traumatisés à tout jamais par cette guerre. Arriveront-ils seulement à se reconstruire? A se remettre des séquelles psychologiques que les derniers mois avaient laissé comme une empreinte indélébile dans leur courte vie? Et arrive-t-on à se remettre de la mort de son enfant mort pour sauver le tas de briques qu'est son école?
Et toi, comment te sortirais-tu de là? Physiquement, à part mal d’égratignures, tu allais plutôt bien, ce qui n'était pas vraiment le cas de ton subconscient qui, encore vingt ans après, a des tendances à te priver de sommeil à cause des cauchemars de cette affreuse nuit remontant à la surface. Et comment réagirais-tu si... “Monsieur!?” Te coupa net dans tes questionnements un homme de ta corpulence qui se présenta comme étant Auror au Ministère de la Magie du pays. “Cet homme avait cette photo sur lui, commença-t-il en te donnant une photo d'Adis, Fernando, Esperanza et toi prise lors que tu étais en dernière année et en désignant du menton un homme caché sous un drap blanc. Il est de votre parenté?” Continua l'homme. Tu avais les yeux rivés sur la photo, incapable de bouger, de comprendre ce qui se passait ou de répondre. Cette photo, prise une dizaine d'années plus tôt, Esperanza l'avait donnée à ton frère et il ne s'en était jamais séparé. “Adis, petit frère...” Articulas-tu en levant les yeux de la photo pour regarder la forme blanche, sur le sol. Ignorent royalement l'Auror anglais, tu t'es approché du corps dans vie, t'es agenouillé à côté et retiré le drap pour voir le visage sans vie d'Adis. Tout en faisant ça, tu n'étais plus toi-même. Tu étais un automate fonctionnant uniquement grâce à une mécanique qui était sur le point de partir en vrille.
Quand ton frère et toi vous étiez perdus de vue, durant la bataille, tu avais imaginé tous les scénarios possibles. Même celui de ne plus le retrouver vivant. Mais entre s'imaginer retrouver son frère inerte, mort, et le voir vraiment mort, il y avait un monde. “Adis...” Des larmes avaient commencé à couler sur tes joues. Pourquoi?
Ton frère allait être père. Un meilleur père que toi ne le serais jamais. Adis est, était, joyeux, souriant, un vrai boute-en-train aimant la vie, les gens et semer la zizanie. Il t'avait supporté bravement comme grand frère toutes ses années, avait eu de la peine pour toi, quand votre mère te dénigrait et t'avait placer sur un piédestal. Vous n'en aviez jamais parlé, mais il t'admirait, tu le savais et il savait que tu savais. Tu avais toujours été mal à l'aise de cette haute estime que ton frère avait de toi. Tu ne t'étais jamais senti digne de la mériter. Il avait toujours été plus joyeux et sociable que toi. Vous vous aimiez tous les deux, à votre façon. Vous aviez prêté une oreille attentive aux problèmes de l’autre, bien que tu n'avais jamais compris pourquoi Adis arrivait à garder le sourire et sa bonne humeur, sans s'énerver à un seul moment, lorsque quelqu'un se plaignait à lui pendant des longues heures pour lui ressasser toujours les mêmes choses tout en tournant toujours autour du pot. Il croyait en la beauté du monde et des gens; toi, pas! Pourquoi était-il mort, alors!?
On dit qu'il y a sept étapes dans le deuil. Parmi ces étapes, celle du déni. Et dans le déni, à ce moment-là, tu l'étais. Ton frère était bien là, tout froid, à côté de toi, mais il t'était impossible d'admettre qu'il était mort. “Adis, réveille-toi...” Murmuras-tu dans un sanglot, en lui touchant l'épaule. “Adis...” Retentas-tu, tout en essuyant les larmes qui embrouillaient ta vue. “Adis...” Continuas-tu, désespéré, en le secouant plus fort. Pas de réaction. “Monsieur, il est mort!” Essaya de te résonner l'Auror en se pochant de l'autre côté d'Adis pour te faire face. Encore incapable de l'admettre, des larmes pleines les yeux, tu, dans un élan de désespoir, giflas violemment le visage sans vie de celui que tu appelais, il y a encore quelques heures, petit frère. Sa tête fut juste ballottée de droite à gauche. Réalisant alors enfin l'impensable, tu ne pus contenir plus longtemps des sanglots dignes d'un bébé, tout en te cachant le visage dans tes mains. “Adis...” Geignis-tu. “Je suis désolé, monsieur.” Te fit savoir l'Auror en posant une main qui se voulant réconfortante sur ton épaule.

Il avait ensuite fallu faire le nécessaire pour rapatrier le corps d'Adis jusqu'à Capri et supporter les regards lourds de reproches de ta mère qui, dans son déni et ce, malgré les années, n'a jamais été capable d’admettre que si son fils cadet ne c'était pas rendu à Poudlard pour essayer de faire quelque chose, il serait mort de l'intérieur. “Avec Mirabelle et Michelle, vous auriez dû l'obliger à rester chez toi. Tu aurais dû te rendre tout seul à Poudlard, quitte à y mourir seul, si ça avait pu permettre à ton frère de vivre!” T'avait-elle d'ailleurs clairement reproché, alors que vous étiez tous les deux dans la salle de veillé de la maison de famille, quelques heures avant l'enterrement. La tête haute, elle avait ensuite quitté la pièce. Michelle était entrée à sa suite pour venir se tenir à côté de toi. Elle était effondrée, comme tout le reste de la famille, les mains sur son ventre encore plat. “Il n'aurait pas supporté de ne rien faire, avait-elle dit, les yeux rivés sur le corps sans vie de son époux. C'est ça qui m'a séduit, chez lui: son côté je-veux-aider-tout-le-monde. Je ne t'en veux pas, tu sais!?” Demanda-t-elle en levant les yeux vers toi. “Je sais, lui dis-tu en passant ton bras autour de ses épaules. Est-ce que ma mère sait, pour la grossesse?” “Non, on devait l'annoncer à tes parents à notre retour d'Angleterre. On voulait d'abord l'annoncer à toi et Mirabelle, car on voulait que vous en soyez le parrain et la marraine. Répondit-elle, avant d'ajouter, sur un ton suppliant: Ton frère aurait vraiment voulu que vous acceptiez...” “Avec plaisir et je pense que pour Mirabelle aussi.”

Ton frère fut enterré. Dans la foulé, vous appreniez, ta famille et toi, que l'un de vos cousins d'Este, Luigi, et son épouse, Tamara, étaient également décédés dans la même période, suite à une mission que le Ministère leur avait confiée.
Les mois s'écoulèrent. L'été céda sa place à l'hiver. Une nouvelle année commença et le hasard voulut que ta nièce, Victoria, naisse avec dix jours de retard, le 2 janvier 1999, le même jour que Lola, la dernière de tes enfants.


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Mes Skills de Sorcier


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Cinq premiers sortilèges:

↔️ Ridikkulus
↔️ Cridurut
↔️ Flambios
↔️ Finite
↔️ Novagio

Notes aux A.S.P.I.C.S.:

↔️ Enchantements et Maléfices: Argent/Bronze
↔️ Potions: Argent/Bronze
↔️ MST: Or
↔️ Biologie magique: Argent/Bronze
↔️ Médicomagie: Argent/Bronze
↔️ Mode magique: Fonte
↔️ Zoomagicologie: Argent/Bronze
↔️ Arts magiques: Or

Choix de formation:
Comme la plupart des sorciers français, belges, espagnoles, portugais, hollandais et luxembourgeois, tu as étudié à l'Académie Beauxbâtons, dans les Pyrénées françaises, en temps qu'élève du Pavillon Jaune. Tu y as passé sept ans où, entre deux cours de français, d'anglais et de mathématiques (merci les Wiki Harry Potter Arrow ), tu as appris tout ce que tu devais savoir pour te débrouiller dans le monde magique.

A la sortie de l’Académie, tes parents s'attendaient à ce que tu commences une formation dans un Ministère de la Magie, à l'image d'Adis - Saint-Adis qu'ils vénéraient tant -, mais tu as préféré te tourner vers l'éducation, en devenant, à trente ans, professeur de MST (Métamorphose-Sortilèges-Transmutation) à Beauxbâtons, comme une ultime provocation vis-à-vis de ceux qui t'ont donné la vie.
Ultime, oui, car ce n'était pas la première et ce n'était sans doute pas la dernière. Car si les Borgia n'ont rien contre les Moldus et sont très ouverts sur leurs mœurs et leur intégration dans la famille depuis Alexandre XI, on reste tout de même très fiers quand au sang de sorcier qui coule dans les veines de ses membres. Fierté à tout jamais bafouée depuis tes ancêtres ayant immigrés vers l'Italie avec leurs mœurs si dépravées. Ce qui fait que, malgré tout, dans ta famille, on essaye de rester un maximum entre sorciers, même si, tous le savent, toi en premier lieu, que les Borgia ont cette réputation de traîtres à leur sang. Mais ne t'étant jamais réellement entendu avec ta mère, si stricte sur les principes et qui te préférait nettement ton jeune frère, tu as préféré passer outre les interdictions familiales et suivre une formation d'enseignant dans une HEP Moldue de Genève. Était-ce uniquement par provocation? Ou parce que le mode de vie des Moldus te fascinait depuis toujours? Un peu des deux, sans doute aucun.

A vingt et un ans, ton diplôme d'enseignant en poche, tu as, pendant neuf ans, pas mal voyagé, posant tes valises où le cœur te le disait, pour enseigner dans des écoles Moldues ou servir de précepteur au-près de jeunes sorciers n'étant pas encore en âge d'aller dans une école de sorcellerie. En décembre 2001, tu as postulé pour le poste de professeur de MST qui c'était libéré à Beauxbâtons. Tu y a été accepté et, en septembre 2002, alors que ton fils aîné y faisait sa toute première rentrée en tant qu'élève, toi, tu y retournais pour enseigner.
Au fil des années, tu as monté les échelons, un à un: tout en gardant ton poste d'enseignant de MST, tu t'es vu confier le poste de directeur adjointe puis, il y a cinq ans, lorsque Madame Maxime prend sa retraite, elle te laisse sa place.




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MessageSujet: Re: Ramsés Cesare Borgia   Ramsés Cesare Borgia EmptyDim 14 Avr - 17:03




Mon histoire (suite)



Été 2003, Naples, Italie, maison de la famille de Michelle Borgia, partie où vivent Ramsès et sa famille

“Non. Attendez! STOP! On arrête tout! Padre, t'étais vraiment sérieux, quand tu nous disais que tu allais travailler à Beauxbâtons?”
Avec Michelle et Mirabelle, vous aviez dressé la table dans le jardin de la maison, pour qu'avec les enfants, vous puissiez profiter des derniers rayons du soleil pour le repas. La maison où ils habitaient appartenait, à la base, à la famille maternelle de Michelle. Quand il a été question que tu reviennes t'installer en Italie, avec ta famille, en 1998, Michelle et ton frère vous avaient proposer de vous installer dans la moitié de la maison qu'ils n'utilisaient pas. Michelle avait tenu à ce que tu y installes les tiens, après la mort d'Adis, et tu n'étais plus jamais allé t'installer ailleurs, depuis. Avec Michelle, vous aviez élevez vos enfants ensemble, faisant qu'ils avaient plus une relation de frère et sœurs, plutôt que de cousin et cousines.
Ce soir-là, on était à moins d'une semaine de la rentrée scolaire 2003-2004. Luis, ton fils aîné, ferait sa première année en tant qu'étudiant à l’Académie de magie Beaubâtons. Toi, tu allais y faire ton retour en tant que prof de Métamorphose-Sortilèges-Transmutation. Ton fils avait d'abord pris ça comme une blague, mais commençait à réaliser que ce n'était pas le cas. “Quand ai-je déjà raconté des bêtises concernant mes emplois, mi hijo?” Lui demandas-tu le plus sérieusement et le plus calmement du monde. “Ce que je veux dire, c'est que tu es mon père... “Ravi de l'apprendre!” ...et que c'est la honte d'avoir son père comme prof!” Continua Luis comme si tu ne l'avais jamais interrompu. “Tu n'as pas l'impression d'exagérer un peu? Tu ne crois pas qu'il y a plus grave dans la vie?” Demandas-tu en haussant un sourcil. “Oui! Enfin...non! Ce que je veux dire que la MST, c'est obligatoire jusqu'à la sixième année. Passer six ans avec son père comme prof, sauf tout le respect que j'ai pour toi, c'est relou. Dans le genre être le chouchou de la classe et se ramasser les moqueries de tout le monde à cause de ça, bonjour...” “Qui te dis que j'ai l'intention de faire de toi le chouchou de la classe? Le coupas-tu avant qu'il n'ait eu le temps de continuer plus loin son plaidoyer. Je n'ai nullement l'intention de faire de favoritisme, mi hijo, ni avec toi, ni avec tes sœurs quand elles iront à l'école - si j'y travaille encore -, ni avec n'importe qui d'autre! J'ai toujours été contre cette méthode de favoriser une personne plutôt qu'une autre. Je pensais que tu le savais, Luis...!” Pris de court, Luis ne sut pas quoi répondre.

Été 2018, Naples, Italie, maison de la famille de Michelle Borgia, partie où vivent Ramsés et sa famille

“En tant que digne descendant d'une famille espagnole, il serait inconvenant que tu fêtes ta promotion sans un bon vin de chez nous, mon cher cousin!” Déclara Esperanza en te mettant une bouteille dans les mains, une fois la porte de la maison ouverte. Tu essayas de trouver les mots pour les remercier, tout en t'écartant de l'encadrement de la porte pour la laisser entrer avec Ysmael, son mari, Wilfred et Wilfredo, ses fils, Roxana et Yoalibeth, ses belles-filles, et Abril, sa petite-fille.

Madame Maxime venait de prendre sa retraite. En partant, comme elle t'avait fait directeur adjoint, quelques années plus tôt, elle t'avait laissé son siège de directrice pour que tu deviennes à ton tour le directeur de l'Académie de magie Beauxbâtons. Tu prenais officiellement tes fonctions à la rentrée scolaire de 2018-2019, mais ton épouse avait tenu à réunir la famille, pour fêter ça. Elle avait envoyé des cartons d'invitation jusqu'à Gandie, pour y inviter Esperanza et sa famille. Entre la famille espagnole, tes trois enfants, tes petits-enfants, Michelle et Victoria, ainsi que Fernando, sa fille et son épouse, heureusement que tu vivais dans une maison avec jardin pour accueillir tout le monde autour d'une table. Tes parents avaient également été invités, mais quand elle avait appris que Fernando serait là, ta mère c'était désistée. Venait donc également ton père, seul.

“Tes petits-enfants sont adorables.” Fit remarquer Esperanza en venant s'asseoir à côté de toi sur le perron de la maison. Ton père était rentré, de même que Fernando et sa famille. Seule ta cousine d'Espagne et les siens restaient ici pour la nuit, dispatchés entre ta partie de la maison et celle de Michelle. Les enfants dormaient, tu venais de terminer de les coucher, tandis que le reste des adultes rangeaient ce qu'ils pouvaient pour ne pas en avoir trop sur les bras, le lendemain.
Esperanza tandis la main vers la cigarette sur laquelle tu venais de tirer. “C'est sur ce perron que Luis m'a annoncé que j'allais être grand-père, commenças-tu. Sous le regard encourageant d'Esperanza, tu te décidas à tout déballer, toi qui n'avait pas pour habitude de t'étaler sur tes sentiments: Il y a six ans, on les avait invité à manger, lui et Sofia. Après le repas, il est venu s'en griller une sur le perron. Je suis allé le rejoindre. Il m'a demandé ce que je pensais sincèrement de Sofia. Qu'est-ce que je pouvais répondre à ça, hein!? Elle a toujours été adorable et ils se sont toujours bien complétés, tous les deux. Et je ne voulais que le bonheur de Luis, que ce soit avec Sofia ou avec une autre. Il y a eu comme un malaise, avant qu'il ne me demande si ça me posait problème si Sofia était enceinte.” Tu récupéras la clope pour tirer une latte, avant de continuer: enceinte. Ton fils t'avait annoncé qu'il allait être père et il te demandait ton approbation pour pouvoir le garder. “Avec Sofia, vous le voulez vraiment, cet enfant?” Lui avais-tu demandé. “Oui, Padre, on le veut.” Tu lui avais alors ébouriffé les cheveux. “Je ne peux alors que vous souhaitez tout le bonheur du monde!”

Les bras autour de ses jambes, Esperanza t'écoutait. “Tu les aimes vraiment, n'est-ce pas? Luis, Lucrézia, Lola, Samuelle, Marcus, Lila et Victoria, tu les aimes vraiment, hein?” “Oui, plus que tout. Je ne sais pas ce que je deviendrais, sans eux.” Vous avez eu un sourire entendu: en tant que mère et grand-mère, elle ne pouvait que comprendre ce que tu ressentais. Les années avaient passé, depuis votre scolarité à Beauxbâtons. Vous aviez choisi des métiers différents, aviez fondé une famille, vous étiez installés à divers endroit, faisant que vous ne vous voyiez plus aussi souvent que lorsque vous étiez à Beauxbâtons. Malgré les épreuves de la vie, Fernando, Esperanza et toi étiez restés les meilleurs amis qu'il soit. Vous continuiez à être présents les uns pour les autres, malgré la distance et les obligations familiales et professionnelles. La preuve ce soir ou encore lors de la mort d'Adis, il y a vingt ans. Esperanza n'avait pas pas pu être présente à tes côtés, pour l'enterrement, ses fils étant alors des poupons de tout juste une année, mais ça ne l'avait pas empêché de t'écrire pour te faire part de son soutien. “Et est-ce que tes nouvelles fonctions t’inquiètent?” “Un peu, oui...” “Tu arrives toujours à t'en sortir - ça a été le cas, jusqu'à maintenant -, je ne me fais donc pas de soucis pour toi.”

C'est ainsi que, à la fin de l'été, tu pris tes nouvelles fonctions.

Été 2022, Naples, Italie

“Tu sembles stressé.” Releva Mirabelle. Main dans la main, vous vous promeniez dans la Naples Moldue. “Non, pas du tout.” Mais elle n'était pas dupe: cela faisait trente-deux que vous vous connaissiez, trente et un ans en février dernier que vous sortiez ensemble et trente ans dans quelques semaines que vous étiez mariés et parents, elle savait donc reconnaître quand ça n'allait pas. “C'est ton départ pour Poudlard qui t'inquiète?” Tu balayas la piazza Bellini du regard, avant de répondre: “Oui. C'est quand même l'endroit qui a vu mourir mon frère.” L'ombre d'Adis, toujours bien présente, dans ta famille, ta mère n'en n'ayant jamais fait le deuil et trouvant toujours le moyen de te comparer à lui. “Dis-toi que c'est dans le cadre de ton boulot, cette fois, et qu'il n'y a aucune raison que ça se passe mal.” Tenta-t-elle en t'enlaçant. Comme elle savait qu'il était difficile de faire voir le verre à moitié plein à quelqu'un comme toi ayant des tendances à le voir à moitié vide, elle tenta une autre approche: “Dis-toi que tu pourras sans doute trouver des sortes de bonbons que nos petits-enfants ne connaissent pas et qu'ils pourront découvrir grâce à toi.” “Alors vu comme ça, je veux bien reconsidérer autrement mon départ.” Déclaras-tu en l'embrassant.

1er septembre 2022, Ecole de sorcellerie Poudlard, Highlands, Ecosse

C'est entouré pour une bande d'adolescents en furie qu'avec tes élèves, vous firent irruption dans la cour du château. En sortant du carrosse, tu te fis la réflexion que l'édifice avait meilleure mine qu'en 1998. Tu espérais qu'il n'avait pas meilleure mine qu'en apparence et qu'à part le Tournoi des Trois Sorciers, il n'y aurait pas d'autres événements non prévus ou non voulus qui s'inviteraient. Blanca, ta corneille, vint de poser sur ton épaule et, tes élèves sur les talons, tu t'engouffras dans l'édifice de pierre qu'était Poudlard.





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Félicitations! Tu as complété ta fiche personnage avec brio! Te voici prêt(e) à aller jouer sur le forum. Tu as été ajouté au groupe MACARON.

Mais pour une expérience optimale, tu peux aussi chercher des relations en créant ta fiche de liens , créer ton répertoire de RP dans cette section et créer un scénario en faisant un sujet ici !







« Rien ne m'échapp' rien ne m'arrête, Le Choixpeau a toujours raison ! Mettez-moi donc sur votre tête, Pour connaitre votre maison.»
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